Michel Cossette et la dimension analytique des ressources humaines

Michel Cossette et la dimension analytique des ressources humainesMichel Cossette est professeur agrégé au département de la gestion des ressources humaines. Il est également chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO)

Expertises

Travail émotionnel, rétention du personnel, performance de service, santé psychologique et attitudes au travail.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Michel Cossette : Je m’intéresse à ce que l’on appelle l’analytique RH. En résumé, j’analyse comment les professionnels RH élaborent des indicateurs de performance et des tableaux de bord et j’examine les processus d’analyse des résultats, notamment en termes d’efficience, d’efficacité et d’impact des activités de ressources humaines sur la performance organisationnelle. Au niveau de la recherche scientifique, j’examine l’influence des pratiques RH et des caractéristiques individuelles sur la mobilisation des compétences relationnelles. Les caractéristiques individuelles sont des traits psychologiques, donc des façons d’être, propres à chaque personne, qui influence leur comportement avec les clients, mais aussi leur propre santé psychologique. J’étudie la manière dont ces compétences impactent la performance durable. Cette performance durable se caractérise par un meilleur service à la clientèle et une meilleure santé psychologique des employés au travail. L’employé est-il bien et heureux dans son travail ? J’analyse certains indicateurs comme la satisfaction, l’engagement et le niveau d’épuisement pour comprendre comment la gestion des ressources humaines peut contribuer à cette performance durable.

Les éléments mobilisateurs et les objectifs de performance varient selon l’organisation. La richesse de ce type de recherche vient d’un regard systémique sur les éléments susceptibles de susciter la mobilisation des compétences ainsi que ceux qui peuvent y nuire. L’analyse se base sur deux avis; celui de l’employé et de l’employeur. Le but est d’assurer l’objectivité des résultats et relever une véritable corrélation entre les compétences et la performance.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Michel Cossette : Le plus grand défi est de trouver des entreprises qui désirent participer à l’analyse. Ce type de recherche requiert beaucoup de ressources en matière de temps et de participants. L’analyse se fait en deux temps et nécessite environ une centaine d’employés d’une même entreprise. Ces deux critères peuvent représenter une contrainte importante pour certaines organisations. Il peut d’autre part s’avérer complexe de trouver des personnes désirant répondre à des questions en matière d’antécédents, autant organisationnels qu’individuels. Évaluer les compétences, les attitudes, la santé et la performance requiert beaucoup de mesures.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet?

Michel Cossette : Mes études en ressources humaines et en psychologie teintent mes recherches. Mon penchant pour les ressources humaines se dénote par mon intérêt pour la performance organisationnelle. Mon attrait pour la psychologie se véhicule dans mes études sur la santé psychologique au travail.

Dans une société de service, la différenciation des entreprises passe par le service à la clientèle. Si l’on observe un souci marqué pour la performance, l’on observe également un important taux de roulement dans les entreprises de service. En effet, rationnellement, on recherche la performance et celle-ci peut être atteinte sans se soucier de la santé psychologique de ses employés. Je m’intéresse cependant à faire le pont entre la santé psychologique et la performance et à faire prendre conscience aux gestionnaires que les deux doivent aller ensemble.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Michel Cossette : Certaines pistes de recherches mériteraient d’être plus approfondies. Par exemple, l’impact de la qualité du climat de travail entre les activités de ressources humaines effectuées par les organisations, que ce soit par les superviseurs ou les professionnels de ressources humaines, sur la mobilisation des compétences pourrait être mieux documenté. Dit simplement, les études sur l’interaction entre l’environnement, les pratiques de gestion des ressources humaines et l’individu présentent énormément de résultats contradictoires. À mon avis, davantage de temps pourrait y être accordé.

Michel Cossette chez eValorix

Texte par Fanny Vadnais.
Propos recueillis par Félix Vaillancourt.

Louis Jacques Filion sur l’entrepreneuriat

Louis Jacques Filion sur l’entrepreneuriatLouis Jacques Filion est professeur honoraire au Département d’entrepreneuriat et innovation à HEC Montréal. Il a été pendant plus de 20 ans titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Roger-J.-A.-Bombardier à cette institution

Expertises

Entrepreneuriat, intrapreneuriat, création d’entreprise & innovation.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Louis Jacques Filion : Actuellement, de nombreuses entreprises québécoises font partie du 6% des entreprises des pays de l’OCDE connaissant une croissance. Face à cette progression et à l’implantation du programme sur les gazelles par le gouvernement du Québec, plusieurs questionnements sur le développement et la gestion de la croissance dans les organisations ont été suscités. La hausse du nombre de pays dotés de programmes axés sur la croissance organisationnelle m’a permis de constater les lacunes sur le sujet dans le contenu des cours d’entrepreneuriat. À cet effet, j’ai rédigé des ouvrages comprenant des études de cas et des textes conceptuels afin de mieux former les étudiants à la croissance en entreprise. Mentionnons, entre autres : Croissance et soutiens à la croissance d’entreprise (2015), La croissance d’entreprise : vision, agilité et doigté (2015), Entreprendre et savoir s’entourer (2017).

Par ailleurs, l’innovation occupe de nos jours une place importante au niveau des intérêts des étudiants et des organisations. J’ai donc développé une série de livres sur l’intrapreneuriat, soit la conception ainsi que la mise en œuvre en interne de l’innovation. Mentionnons : Oser intraprendre : ces champions qui font progresser les organisations et les sociétés : douze modèles exemplaires (2012) ainsi qu’Innover au féminin/savoir se dépasser (2013), qui présente de nombreuses femmes fortement impliquées dans le processus d’innovation. Ce livre comprend une série de cas et des textes détaillant les manières d’initier et de gérer l’innovation dans les organisations.  Celui sur Intrapreneuriat : s’initier aux pratiques innovantes (2016) réalisé encore une fois en collaboration avec plusieurs coauteurs dont Mircea-Gabriel Chirita, présente des études de cas mais aussi une synthèse des recherches sur le sujet.

Mon approche est axée sur la pratique et l’essentiel de mes recherches s’effectue sur le terrain, par des entretiens avec des entrepreneurs et des intrapreneurs. Le but de mes recherches consiste à structurer de nouveaux cours. Mes livres, composés d’études de cas, servent à initier les étudiants à l’innovation et à l’entrepreneuriat, car selon moi, rien n’est plus puissant à l’apprentissage que l’utilisation d’exemples. Ces études de cas sont construites en tenant compte de l’état des connaissances sur les sujets concernés.

Mon prochain livre qui sera lancé en septembre 2017 aborde la relation entre les créateurs et les entrepreneurs dans le processus d’innovation dans les industries culturelles et créatives: Artistes, créateurs et entrepreneurs (2017).

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Louis Jacques Filion : De nos jours, l’intérêt grandissant pour l’innovation et l’entrepreneuriat mène à une progression rapide du nombre d’outils disponibles sur le sujet. Le défi est d’intégrer les résultats de recherches dans les programmes scolaires. Les milieux de travail évoluent de plus en plus rapidement, en particulier les milieux péemmistes, et il importe que l’enseignement suive la cadence.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet ?

Louis Jacques Filion : Ayant grandi dans une famille possédant plusieurs PME, j’ai toujours désiré devenir entrepreneur et travailler dans le monde des affaires. À l’époque, aucun programme d’entrepreneuriat n’existait, mais au début des années 1980, j’ai participé à l’introduction du premier programme en entrepreneuriat au Québec et au Canada à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). J’œuvre dans le domaine depuis maintenant près de 40 ans. J’ai à mon actif de nombreux livres et j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec une multitude d’entrepreneurs chevronnés tels que Paul Fireman qui a fait de Reebok une multinationale, Jean Coutu, Rémi Marcoux  (Transcontinental), Alain Bouchard (Alimentation Couche-Tard), Luc Maurice, Lise Watier et de nombreux autres. J’ai réalisé plus de 1 000 entrevues avec des entrepreneurs répartis sur les cinq continents et produit plus de 200 études de cas.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Louis Jacques Filion : En entrepreneuriat, on doit réfléchir à ce que l’on veut devenir et à ce qu’on compte faire pour pouvoir s’y rendre graduellement. Il faut y aller petit à petit.

L’enseignement traditionnel reflète souvent une certaine culture de conformité. En entrepreneuriat, il faut promouvoir l’initiative. L’entrepreneur est une personne qui passe beaucoup de temps à définir ex nihilo. Pour l’étudiant, il ne s’agit pas que d’assimiler des savoirs. Il importe d’apprendre à réfléchir sur des savoirs être, des savoirs devenir, des savoirs définir, des savoirs passer à l’action et des savoirs faire.

L’entrepreneuriat peut s’enseigner de nombreuses façons. Je privilégie un mélange d’approches pédagogiques qui comprend des études de cas, des travaux réflexifs et des exercices interactifs. L’interaction entre l’enseignant et l’étudiant est essentielle, car elle permet de sortir l’étudiant de la passivité dans le processus apprenant.  Le médium est le message a écrit Marshall McLuhan.  Lors de l’apprentissage de l’entreprenariat, les exemples ainsi que les modèles d’entrepreneurs sont inspirants. Bon nombre de cours d’entrepreneuriat à HEC Montréal misent sur le contact en classe entre l’étudiant et l’entrepreneur. L’entrepreneuriat est à la fois un phénomène individuel et collectif, d’où l’importance du mentorat. En effet, 80% des entreprises nord-américaines sont fondées par des équipes. Les entrepreneurs se distinguent par leur créativité et leur capacité à bien s’utiliser ainsi qu’à bien utiliser des ressources présentes dans leur écosystème. Le mentor joue un rôle crucial, car son expérience permet de baliser cette créativité.

L’entrepreneuriat, c’est la prise de conscience de soi suivie de l’échange avec les autres.  Au cours de cet apprentissage, il faut viser la mise en valeur de ses propres différences et apprendre à savoir les exprimer.

Louis Jacques Filion chez eValorix

Texte par Fanny Vadnais
Propos recueillis par Félix Vaillancourt

Nouvelle collection de livres sur le vieillissement de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM)

L’équipe d’eValorix était présente au lancement officiel du livre « Vieillir en santé : c’est possible! » le 25 avril dernier au Salon Thalia à Montréal. Nous revenons aujourd’hui sur ce lancement qui a également permis de souligner la mise sur pied des Éditions du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, une nouvelle maison d’édition dédiée à la diffusion des connaissances des centres de recherche et d’expertise du CIUSSS.

Une nouvelle maison d’édition afin de diffuser les meilleures pratiques en termes de soins et de services et de promotion de la santé

Le mandat de la maison d’édition du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal est de diffuser, via des productions imprimées ou numériques, des informations basées sur des données probantes dans le domaine de la santé qui participent à :

  • Diffuser les résultats universitaires au grand public;
  • Contribuer à la promotion de la santé des clientèles vulnérables;
  • Partager les pratiques de pointe avec les professionnels de la santé;
  • Soutenir l’enseignement universitaire.

Afin de proposer des ouvrages de qualité, les Éditions du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal peuvent compter sur les conseils d’une autre maison d’édition partenaire d’eValorix, les Éditions du CHU Sainte-Justine.

Une collection Institut universitaire en gériatrie de Montréal (IUGM) sur le vieillissement

Fort du dynamisme de ses équipes de recherche et des expertises diversifiées au sein du CIUSSS, la maison d’édition vise à développer plusieurs collections allant du vieillissement au spectre de l’autisme en passant par les dépendances, les jeunes en difficultés, la réadaptation en déficience physique et les inégalités sociales (voir le site de la maison d’édition).

Les trois premiers livres des Éditions font partie de la Collection Institut universitaire en gériatrie de Montréal (IUGM), une initiative du Centre AvantÂge. La collection vise à contribuer à l’amélioration de la santé globale des 65 ans et plus et à leur autonomisation. Voici un petit aperçu des trois premiers ouvrages en attendant les prochains.

Livres« Vieillir en santé : c’est possible! »« Yoga pour soi : soulager la douleur chronique »« L’incontinence urinaire : la prévenir, la traiter »
RésuméCe livre propose des actions à prendre dès maintenant pour maintenir ou améliorer votre santé, loin des recettes toutes faites ou des produits miracles.Ce livre et ce DVD inspirants proposent différents exercices de yoga sur chaise à insérer dans des routines quotidiennes afin de soulager la douleur chronique.Clair, précis, sans jugement ni tabou, ce guide est une source d’information et de techniques aidantes. Décrivant les différents types d’incontinence, les facteurs et les causes qui y sont reliés, il présente également une série d’exercices à faire à domicile durant 12 semaines.
AuteursSylvie Belleville et Michèle SiroisAnnie CourtecuisseChantale Dumoulin

Retrouvez tous les livres et autres outils de l’IUGM pour le grand public et pour les professionnels de la santé.

Louise Lévesque et les soins à la personne âgée et à la famille

louise levesquesLouise Lévesque est chercheure au Centre de recherche de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal. Elle est également professeure émérite à la faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal. Elle fut la première titulaire de la Chaire de recherche en soins infirmiers à la personne âgée et à la famille, maintenant la Chaire Desjardins.

Expertise

Pratiques professionnelles d’intégration des services en gérontologie.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Louise Lévesque : J’ai commencé à travailler en soins infirmiers dans les années 1980, plus spécifiquement en gériatrie et en gérontologie. Au Québec, l’on prévoyait déjà le vieillissement de la population, mais les recherches étaient très peu avancées sur le sujet.

Mes premières recherches ont porté sur l’implantation d’un modèle pour améliorer les soins infirmiers en milieu institutionnel (en CHSLD). Il fallait  évaluer ce modèle, mais nous n’avions, à l’époque, que très peu d’outils correspondant à notre culture. J’ai donc développé trois instruments de mesure permettant d’évaluer les effets de l’implantation de ce modèle. Mes outils étaient développés autour de l’évaluation de l’autonomie dans les activités quotidiennes, de l’échelle de morale et du fonctionnement social des résidents en milieu institutionnel. C’est un modèle holistique, qui prend surtout en considération les besoins psychologiques des patients en milieu institutionnel. Bien que la situation se soit améliorée, les CHSLD étaient des milieux assez difficiles au milieu des années 1980. En plus des maladies chroniques, énormément de facteurs avaient et ont toujours un impact important sur le plan psychologique et émotionnel. Les malades en CHSLD souffrent de maladies chroniques et leur condition est à toute fin contrôlée. Dans un milieu institutionnel, les infirmiers ont un rôle de soutien auprès des patients, mais ont également un rôle clé de soutien auprès des familles et des proches aidants. Le côté psychologique a une place prépondérante dans la prestation de soins de santé en CHSLD.

Ensuite, j’ai dirigé mes travaux de recherche vers le soutien offert aux proches aidants. Nous avons analysé leur état de santé et les facteurs faisant en sorte qu’ils deviennent vulnérables. Nous avons ensuite étudié les facteurs sur lesquels les infirmiers peuvent intervenir. Ces aidants ont besoin de soutien psychologique et de mise à niveau en matière de compétences. J’ai donc par la suite développé un programme de groupe de 15 semaines « Apprendre à être mieux… et à mieux aider » qui s’adresse aux proches aidants de personnes atteintes d’Alzheimer. C’était une étude d’envergure, réalisée par de nombreux chercheurs de plusieurs universités québécoises. Les résultats étaient assez intéressants et ils ont par la suite fait l’objet de publications.

À ma retraite, j’ai travaillé avec Francine Ducharme sur ses différents programmes et j’ai ensuite mis sur pied la chaire de recherche en soins infirmiers aujourd’hui appelée la chaire Desjardins.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Louise Lévesque : Trouver les sujets de recherches, constituer un échantillonnage et financer les projets peuvent être assez complexe, mais le réel défi est d’incorporer les résultats de recherches dans les milieux. Le but de ces recherches est de faire en sorte que les pratiques infirmières s’appuient sur des données probantes  afin d’améliorer les soins offerts. Il est primordial de trouver des moyens pour amener les milieux à prendre part aux programmes. Tous nos outils sont d’ailleurs mis à la disposition des CHSLD, mais on observe tout de même que le soutien aux familles aidantes se fait rare. Il y a encore beaucoup de progrès à faire.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Louise Lévesque : Je pense qu’il faudrait favoriser la recherche sur les soins de santé en eux-mêmes. Il y a un réel besoin en développement de connaissances, surtout au sujet des soins à offrir aux résidents ayant des problèmes de santé complexes, comme des problèmes de comportement. Je pense notamment aux cris et à l’errance chez les personnes Alzheimer.

Louise Lévesque chez eValorix

Texte par Fanny Vadnais
Propos recueillis par Félix Vaillancourt

Des nouvelles ressources pour l'apprentissage par les cas : des livres numériques sur l'écriture, l'apprentissage et la la formation autour des cas

Il y a quelques semaines, nous vous annoncions une nouvelle collection de cas pédagogiques, celle de WITS Business School, grande centrale de cas sud-africaine (voir l’article). Ceci permet à eValorix de proposer de nouveaux cas en anglais qui permettent d’aborder les spécificités de l’environnement commercial en Afrique du Sud, spécificités difficilement abordables avec des cas internationaux. Le catalogue d’eValorix est désormais composé de deux grandes collections de cas provenant de deux partenaires :  le centre de cas HEC Montréal et le WITS Business School Case Centre.

Des guides pratiques et complets pour les étudiants et enseignants intéressés par la méthode des cas

En complément au catalogue de cas pédagogiques, eValorix propose maintenant plusieurs livres numériques afin de mieux comprendre et utiliser les cas. L’apprentissage par la méthode des cas soulève plusieurs défis. Comment animer une classe? Comment susciter et maintenir l’intérêt des participants? Comment orienter la discussion et le débat? Autant de défis auxquels font face les formateurs qui utilisent les études de cas. (voir article complet).

Découvrez 3 nouvelles ressources incontournables afin de mieux produire et utiliser des cas pédagogiques.

Livres« Apprendre cas par cas »« Teaching with Cases »« Writing Cases »
RésuméPermet de tirer le maximum de l’apprentissage par la méthode des cas, et ce dans un délai raisonnableVise à aider les auteurs de cas et enseignants intéressés par l’apprentissage participatifConstitue un guide clair et pratique sur l’écriture de cas pédagogiques.
Objectifs

« Apprendre cas par cas » poursuit deux objectifs principaux :

  1. Aider les élèves à apprendre mieux et plus rapidement par la méthode des cas;
  2. Aider les enseignants utilisant la méthode des cas à être plus efficaces.
« Teaching with Cases » aide les auteurs et les enseignants à :

  1. Devenir plus efficace dans leur utilisation des cas;
  2. Mieux informer leurs élèves sur la façon de se préparer à la classe et de participer en classe;
  3. Mieux évaluer et conseiller les étudiants.
 « Writing Cases » aide les auteurs de cas et les enseignants à :

  1. Écrire de bons cas rapidement;
  2. Évaluer la pertinence des cas écrits par d’autres autres.
LanguesFrançais, anglais, espagnolAnglaisAnglais

 

Des ressources indispensables sur la méthode des cas  par des auteurs reconnus

Les 3 livres ont été écrits par Michiel R. Leenders, Louise A. Mauffette-Leenders et James A. Erskine, des formateurs reconnus dans le monde des cas pédagogiques.  À eux trois, ils comptent plus de cent ans d’expérience dans le domaine de l’apprentissage par la méthode des cas. Étudiants, ils ont appris par la méthode des cas; professeurs, ils ont rédigé des centaines de cas et utilisé cette méthode avec plus de 50 000 étudiants et cadres. Ils ont aussi formé plus de 20 000 pédagogues partout dans le monde en utilisant leurs ouvrages, largement reconnus, sur la rédaction des cas et sur l’enseignement par la méthode des cas.

Voir tous les produits de la catégorie Ressources apprentissage par les cas.

Yves Couturier

Yves Couturier sur l’adaptation du système de santé face au vieillissement de populationYves Couturier est professeur à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les pratiques professionnelles d’intégration de services en gérontologie et a un doctorat en sciences humaines appliquées de l’Université de Montréal

Expertise

Pratiques professionnelles d’intégration des services en gérontologie

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Yves Couturier : Le Canada connaît une évolution démographique très importante, la société québécoise est actuellement l’une des plus sujettes au vieillissement de population. Ce changement démographique requiert une révision des méthodes de prestation des services de santés et de services sociaux. Ces services étaient autrefois destinés à une population, qui lorsque malade, mourrait subitement. Aujourd’hui, la réalité changeante se définit par une population qui souffre et décède majoritairement de maladies chroniques.  Ma mission est de développer de bonnes manières pour mieux organiser les services, dans un contexte d’émergence de maladies chroniques. Il s’agit d’améliorer les façons de travailler avec des personnes âgées demeurant à domicile. Le but est d’éviter, autant que possible, les CHSLD et les hôpitaux. Ces structures sont coûteuses et peuvent s’avérer dangereuses pour les aînés. Une personne âgée en CHSLD, alitée, est moins active qu’à domicile. Elle n’est pas mobilisée quotidiennement et cours le risque de développer des maladies nosocomiales, soit des maladies contractées dans un établissement de santé. Il n’est pas rare que le système de santé actuel contribue involontairement à la perte d’autonomie. Il arrive qu’une personne continente à son entrée en CHSLD devienne incontinente au bout de quelques mois. Le travail des employés n’est pas à blâmer, c’est plutôt signe que la réponse aux besoins offerte en établissement de santé n’est pas la mieux adaptée.

J’œuvre actuellement en France à la formation de gestionnaires de cas. Ces professionnels coordonnent les services dédiés aux personnes ayant des problèmes de santé complexes. Cette coordination requiert une étroite collaboration entre les infirmières, l’aide sociale, les médecins, mais aussi les proches aidants. Je travaille à suivre l’implantation de cette coordination en France et au Québec. Par ailleurs, je m’adonne à la documentation de la mise en œuvre d’un plan gouvernemental pour les maladies de type Alzheimer. Pour en retirer des leçons, je suis les répercussions de ce plan implanté depuis près de 2 ans et demi dans 19 projets pilotes au Québec. Faute de détenir une réelle solution curative à la maladie d’Alzheimer, le plan a pour mission de prendre en charge, avec le malade et ses proches, l’ensemble des effets de la maladie sur sa vie quotidienne. Ce plan Alzheimer est par ailleurs sur le point d’être étendu dans le réseau de la santé.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Yves Couturier : Le plus grand défi est la lenteur de l’évolution du système de santé. La résistance et le manque de proactivité de L’État ralentit le passage de l’idée prometteuse à la pratique concrète. Le manque de moyens, de formation et d’accompagnement mine le changement.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet?

Yves Couturier : Ma thèse de doctorat m’a permis d’être exposé à des pratiques de professionnels de la santé travaillant dans le contexte du vieillissement. Bien qu’intéressantes, ces pratiques étaient mal documentées, car la plupart des jeunes chercheurs s’intéressent peu au vieillissement. Je m’y suis alors attardé.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Yves Couturier : Il est aisé de prédire de bonnes perspectives d’emplois, car les besoins sont là. Les années à venir prédisent des besoins grandissants impliquant que plus de la moitié des jeunes professionnels de la santé travailleront pour cette clientèle vieillissante. D’autre part, cette clientèle complexe offre des défis cliniques plus importants et représente de vrais défis scientifiques et professionnels. Les problèmes sont complexes, car ils relèvent souvent de plusieurs conditions qui interagissent. Cette complexité et cette multiplicité des dimensions, selon moi, devraient être source d’intéressement pour de futurs professionnels de la santé.

Yves Couturier chez eValorix

Texte par Fanny Vadnais
Propos recueillis par Félix Vaillancourt

Logo CRIPCAS

Une vingtaine de capsules scientifiques sur les agressions sexuelles et les problèmes conjugaux

Retrouvez désormais les capsules scientifiques du Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS) (voir les capsules) sur eValorix dans une toute nouvelle section « Psychologie » dans la catégorie Sciences humaines. Ces capsules sont le fruit d’études des chercheurs du CRIPCAS sur les agressions sexuelles, les problèmes conjugaux et sur les liens entre ces deux thématiques.

Parmi ces capsules, vous pourrez ainsi en apprendre davantage sur 1) la mentalisation et la santé mentale des enfants victimes d’agression sexuelle (voir la capsule), 2) le portrait des mères des enfants agressés sexuellement (voir la capsule),  3) les liens entre certains traits de la personnalité et la satisfaction conjugale (voir la capsule) ou encore, 4) une revue des constats contradictoires autour des abus sexuels dans les communautés autochtones canadiennes (voir la capsule).

Le CRIPCAS, une double expertise en recherche et en intervention!

Le CRIPCAS est un regroupement interdisciplinaire réunissant 27 chercheurs réguliers, 30 chercheurs collaborateurs, une quarantaine d’organismes partenaires et près de 300 étudiants de 2e cycle et de 3e cycle, ainsi que des stagiaires postdoctoraux (voir son site internet). Localisé à l’Université de Montréal et regroupant six autres universités québécoises, le CRIPCAS se distingue par sa programmation de recherche orientée à la fois sur l’agression sexuelle et les problèmes conjugaux ainsi que les interfaces existantes entre ces deux problématiques.

Étant donné la vocation du CRIPCAS, plusieurs de ses membres chercheurs œuvrent également comme cliniciens, démontrant ainsi un ancrage certain sur le plan de la pratique. De plus, les partenariats et les collaborations entretenus avec nombre de milieux de pratique permettent non seulement le développement des connaissances eu égard aux meilleurs pratiques, mais aussi la mise sur pied et l’évaluation de plusieurs modèles d’intervention.

Voir tous les outils du CRIPCAS.

Serge Poisson-de Haro et les enjeux stratégiques des organisations artistiques

serge poisson de haro

Serge Poisson-de Haro est professeur agrégé au département du management à HEC Montréal. 

Expertises

Stratégie, capacités dynamiques, gestion des arts, organisation et environnement naturel, gestion des organisations artistiques.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Serge Poisson-de Haro : Premièrement, ce qui m’intéresse ce sont les enjeux de gestion et les enjeux stratégiques des organisations artistiques. Je suis professeur de stratégie et j’étudie depuis plusieurs années les organisations artistiques montréalaises, telles que le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d’Art Contemporain, l’Opéra de Montréal, l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Orchestre Métropolitain, le Festival Montréal en lumière et les cirques tels le Cirque Éloize, le Festival Montréal Complètement Cirque, etc. En tant que professeur de stratégie, j’analyse leurs divers enjeux et je tente d’appliquer des modèles d’analyse stratégique classique pour conduire des analyses de leurs contextes, interne comme externe. La théorie des ressources en est un. À l’interne, j’analyse les ressources et les compétences dont dispose la compagnie pour évaluer celles qui permettraient de développer un avantage concurrentiel. Également, le concept de modèle d’affaire, une littérature stratégique émergente depuis plusieurs années, permet de définir sa proposition de valeur et comment s’organiser à l’interne pour livrer le service au client cible. Le tout requiert de bien comprendre le positionnement stratégique d’une organisation au sein de son environnement externe, tant concurrentiel qu’au sens plus large. Ce sont tous ces éléments que je tente de prendre en considération dans une analyse stratégique.

Deuxièmement, j’aime beaucoup la pédagogie et les méthodes expérientielles pour enseigner la gestion stratégique. Je favorise méthode des cas ou encore l’utilisation de simulation informatique répliquant les dynamiques concurrentielles au sein d’un secteur donné. 90% de mon enseignement est expérientiel. Je fais très peu de cours magistraux, car je préfère lorsque l’étudiant est acteur de la situation et des analyses à faire pour trouver les solutions aux enjeux de gestion. Une partie de ma recherche est d’ailleurs dédiée à la pédagogie.

C’est par le biais de la pédagogie que je me suis penché sur l’analyse stratégique des organisations culturelles. Cela correspondait à ma volonté de comprendre les spécificités du tissu culturel à Montréal à mon arrivée dans la métropole. C’est la rédaction de cas sur des organisations locales de renom qui m’a mené à lancer le projet de recherche : « Les Enjeux de gestion au XXIème siècle ». Cette recherche m’a permis, par exemple, de largement analyser les enjeux de gestion vécus par le Musée des beaux-arts de Montréal. J’ai relevé comment, par un meilleur ancrage local, le musée a pu rayonner à l’international. De par ses stratégies, ses choix de mieux s’ancrer localement, de s’appuyer sur des compétences locales et de créer des expositions temporaires qui ensuite voyagent à travers le monde, le MBAM est devenu le premier musée au Canada, avec plus d’un million de visiteurs par année. Une exposition comme celle de Jean-Paul Gauthier, entièrement créé au Québec avec des compétences locales, fait actuellement le tour du monde et favorise le rayonnement international du musée. C’est important localement pour encourager la communauté montréalaise de soutenir son musée pour assurer son succès ici et ailleurs.

Finalement, on peut dire que le nerf de la guerre, comme pour toute organisation, c’est d’assurer l’équilibre financier tout en étant fidèle à sa mission. Les enjeux des organisations artistiques se situent grandement au niveau du financement. On parle généralement d’organisation sans but lucratif. Ces organisations sont davantage financées par des fonds publics (trois paliers de gouvernement), des donateurs privés, des commandites mais aussi par la capacité de l’organisation à générer des revenus autonomes comme les recettes de billetterie. L’équilibre financier est certainement un des enjeux majeurs des organisations artistiques et celui-ci passe par la fidélisation et le renouvellement du public. L’objectif est de renouveler l’offre et ainsi attirer une nouvelle clientèle, tout en restant fidèle à la ligne directrice artistique. L’optimisation organisationnelle de chaque dollar dépensé est centrale. L’objectif est d’être en mesure de faire plus avec moins. Dans les organisations artistiques, on est loin de la quête de profit, on aspire avant tout à faire vivre la mission artistique. Par ailleurs, il est important de changer la perception commune du grand public, à savoir que la culture se doit d’être gratuite. Cette perception est grandement alimentée par les nombreux festivals culturels gratuits, mais cette même perception distancie le grand public des enjeux de financements vécus par les organisations artistiques.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Serge Poisson-de Haro : Le défi est d’innover et d’être ancré dans les défis quotidiens de ces organisations. Comment les outils développés dans le milieu des affaires peuvent-ils être pertinents au secteur des arts, comment adapter l’existant? L’enjeu est aussi de trouver quelque chose de nouveau en termes de gestion, qui serait issu de la complexité du secteur des arts. On pourrait exporter certaines pratiques vers le monde de l’entreprise, pour que celui-ci puisse apprendre du secteur des arts. Le défi est de faire une sorte de boucle entre les deux. Comme l’équation financière des organisations artistiques est particulière, elle implique une gestion plus complexe avec les parties prenantes. Ces organisations doivent aller chercher des dons, des subventions gouvernementales et gérer les attentes d’un plus grand nombre de parties prenantes, comparativement à la plupart des entreprises qui se soucient prioritairement des attentes des clients et des actionnaires. Les entreprises peuvent apprendre à mieux s’intégrer dans leurs communautés en observant ce que font les organisations artistiques. La polyvalence, la capacité à faire plus avec moins et cette gestion complexe des parties prenantes sont les connaissances clés en gestion des organisations artistiques. Et elles sont valides pour des organisations autres qu’artistiques.

Je me dis souvent que ce qui différencie probablement le secteur des arts du monde de l’entreprise, c’est qu’il donne avant tout des émotions. Beaucoup d’entreprises ont du mal à trouver le sens de l’émotion spontanée. Je crois que les rêves véhiculés par l’art sont ce qui nous rend humains. Ce sont ces souvenirs qui nous restent et nous rendent heureux, beaucoup plus que nos possessions matérielles qui se périment par obsolescence programmée. Je crois qu’il est important que ces organisations qui donnent des émotions restent pérennes, car elles créent des instants de vie dont on se souvient longtemps. Elles permettent même parfois de transcender le quotidien.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet?

Serge Poisson-de Haro : L’intégration du développement durable comme source d’avantage concurrentiel pour les compagnies fut ma thèse universitaire. C’est un peu une thèse pour « sauver le monde ou rendre le monde meilleur » en voulant encourager les entreprises à contribuer au système économique tout en ayant un impact social et environnemental positif. C’est ce côté un peu idéaliste que j’ai, mais aussi par intérêt personnel que je me suis tourné vers le milieu artistique. Un monde sans artistes serait triste, mais ceux-ci ont généralement besoin de renforcer leurs compétences de gestion. C’est cet aspect qui a en quelque sorte démarré mon intérêt pour les organisations artistiques. Étant un Canadien adoptif (d’origine française), cette passion pour les arts, mon penchant pour la stratégie en général et pour les stratégies des organisations artistiques en particulier m’ont, en quelque sorte, permis d’apprendre et de mieux m’intégrer à l’écosystème montréalais, notamment culturel.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Serge Poisson-de Haro : Il est important d’écouter les praticiens et de comprendre leurs difficultés quotidiennes. Il faut se mettre au service de leurs problèmes très concrets avec une rationalité et une rigueur académique, pour tenter de trouver une interprétation possible à ce qui se passe et éventuellement trouver des solutions. Il faut démarrer sur le terrain, connaitre les théories et qu’elles soient au service de l’explication du sujet observé. C’est grâce au lien entre ces théories académiques et les situations concrètes qu’émergent souvent des solutions durables. Il est important de rester collé à la réalité tout en prenant du recul pour l’analyse. C’est en faisant des ponts entre l’observation et la théorie qu’on peut créer de nouvelles théories et de nouvelles solutions.

Serge Poisson-de Haro chez eValorix

Texte par Fanny Vadnais.
Propos recueillis par Félix Vaillancourt.

Retour sur les outils et trousses de formation pour mieux accompagner les proches aidants

Depuis quelques mois déjà, plusieurs guides, programmes psychoéducatifs et un outil d’identification sur la thématique des proches aidants sont diffusés ou vendus sur eValorix. Issues des travaux de l’équipe de Francine Ducharme au sein de la Chaire Desjardins en soins infirmiers (ancienne programmation de recherche), ces trousses visent à outiller les professionnels de la santé et les personnes du milieu communautaire dans leur accompagnement des proches aidants (voir notre article du mois de mars 2016).

Aujourd’hui, après plusieurs mois de diffusion des trousses, nous profitons d’une nouvelle structure de prix pour faire un retour sur chacun de ces outils/trousses et sur leurs spécificités. Découvrez ou redécouvrez les 3 trousses de formation (utilisées à des moments différents du parcours du proche aidant) et un outil d’identification des besoins des aidants.

3 trousses de formation incontournables pour les professionnels de la santé, associations, organisations ou organismes qui souhaitent offrir un soutien et une aide aux proches aidants

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Programmes« Devenir aidant, ca s’apprend »« Gestion du stress »« Prendre soin de moi »
Lien[fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes]
À quel moment?Au moment du diagnostic (Alzheimer)Lorsque le parent ou conjoint demeure toujours à domicileLorsque le parent âgé est placé en résidence ou en hébergement
ObjectifFavoriser l’adaptation des proches aidants à leur nouveau rôle suite à l’annonce du diagnostic de la maladie d’Alzheimer chez leur parent âgé.
  • Modifier la perception de stress des proches aidants liée aux situations de soin de leur parent âgé à domicile
  • Améliorer l’efficacité des aidants à composer avec les exigences liées à leur rôle d’aidant
  • Promouvoir la santé et la qualité de vie des proches aidants
Fournir des outils concrets aux aidants pour faciliter leur adaptation à ce nouveau milieu de vie qu’est le centre d’hébergement.
Brochure gratuite[fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes]
Problématiques
  • Période de transition bouleversante lors de l’annonce du diagnostic de la maladie
  • Médiatisation de la maladie, souvent empreinte d’images négatives
  • Crainte des réactions et des jugements d’autrui (stigmatisation, rejet, incompréhension).
  • Peu de ressources et de stratégies concrètes offertes aux proches aidants
  • Engagement personnel fort auprès du proche parfois au détriment de son propre bien-être
  • Culpabilité liée au placement
  • Adaptation au nouveau milieu de vie
  • Perte de son rôle d’aidant principal remplacé par l’équipe soignante
  • Réorganisation de sa vie
Thèmes abordés
  1. Partager mes préoccupations
  2. Apprendre à faire face aux difficultés
  3. Mieux communiquer pour vivre des moments agréables avec mon proche
  4. Utiliser mes forces et mes expériences de vie pour prendre soin de mon proche
  5. Mettre à contribution les membres de ma famille et mon entourage
  6. Connaître les ressources de mon milieu
  7. Mes apprentissages et mes accomplissements
  1. Identifier précisément les situations difficiles vécues par le proche aidant
  2. Distinguer les aspects modifiables et non modifiables d’une situation difficile spécifique
  3. Assurer un ajustement ou un arrimage étroit entre le choix des stratégies adaptatives
    et les aspects modifiables ou non d’une situation difficile spécifique
  4. Recourir à des stratégies adaptatives

 

  1. Comment me sentir bien avec mon proche ?
  2. Comment faire connaître mon point de vue au personnel ?
  3. Comment éviter la tourmente des émotions ?
  4. Comment vivre les petits deuils quotidiens et me préparer au grand deuil ?
  5. Comment identifier et faire appel à mon réseau de soutien ?
  6. Comment réorganiser ma vie après l’hébergement de mon proche ?
Fonctionnement
  • 7 rencontres individuelles hebdomadaires (90 min chacune)
  • 5 sessions individuelles (30 à 45 minutes)
  • 1 rencontre de suivi stress-coping
  • 10 rencontres hebdomadaires en groupe (90 min chacune)
  • Groupe composé de 8 personnes
Retombées pour les aidants
  1. Prendre confiance dans leur capacité à composer avec leur nouveau rôle
  2. Être capable de planifier et avoir une meilleure connaissance des services à disposition
  3. Connaître des stratégies de résolution de problèmes
  1. Identifier les situations qu’ils perçoivent difficiles ou stressantes
  2. Distinguer les aspects modifiables et non modifiables
  3. Utiliser des stratégies adaptatives ajustées aux stresseurs identifiés (p.ex. résolution de problème, recadrage cognitif, gestion des symptômes de stress…).
  1. Prendre conscience des sources de stress auxquelles ils sont confrontés
  2. Percevoir le contrôle sur les situations de soins en milieu d’hébergement
  3. Utiliser des stratégies adaptatives ajustées leur permettant de faire face aux situations de stress
Validation
  • Recherche auprès d’une centaine d’aidants
  • Recherche clinique auprès d’une cinquantaine d’aidants et deux CLSC montréalais.
  • Évaluée par l’équipe de recherche de la chaire pour ses effets bénéfiques sur la qualité de vie
  • Expérimenté dans plus de 25 centres d’hébergement et de soins de longue durée du Québec
Options d’achat
  • Licence annuelle ou licence perpétuelle
  • Licence pour une ou plusieurs installations
  • Licence annuelle ou licence perpétuelle
  • Licence pour une ou plusieurs installations
  • Licence annuelle ou licence perpétuelle
  • Licence pour une ou plusieurs installations
Inclus
  • Cahier de l’intervenant (PDF)
  • Cahier de l’aidant (PDF)
  • Manuel de l’intervenant (PDF)
  • Cahier de l’aidant (PDF)
  • Cahier de l’animateur (PDF)
  • Cahier du participant (PDF)
Autre langue[fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes]n/a

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Outil Entente Soutien Proches Aidants (ESPA) : l’outil d’identification des besoins des proches aidants

Cet outil s’adresse aux professionnels de la santé qui, quelle que soit leur affiliation professionnelle, côtoient des proches aidants, soit les aidants familiaux d’un parent âgé en perte d’autonomie fonctionnelle ou cognitive. L’ESPA est destiné à tous les aidants, ceux au début de leur parcours d’aide, tout comme ceux qui prodiguent des soins à leur parent âgé depuis plusieurs années.

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Outiloutil Entente Soutien Proches Aidants (ESPA)
Lien[fusion_builder_column spacing= » » center_content= »no » hover_type= »none » link= » » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » type= »1_4″][/fusion_builder_column][fusion_builder_column spacing= » » center_content= »no » hover_type= »none » link= » » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » type= »1_2″][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][/fusion_builder_column][fusion_builder_column spacing= » » center_content= »no » hover_type= »none » link= » » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » type= »1_4″][/fusion_builder_column]
ObjectifIdentifier les besoins de soutien des proches aidants d’un parent âgé vivant à domicile, de même qu’à mettre en place un plan de soutien et de services pour les combler
Problématiques
  • Les bénéfices des services offerts aux aidants diminuent à mesure que la fatigue et l’épuisement des aidants augmentent
  • Nécessité d’intervenir d’une manière proactive notamment par l’identification des besoins de soutien des aidants dès le début de leurs parcours d’aide afin de prévenir l’épuisement
  • Non prise en compte des proches aidants comme des clients de services ayant leurs propres besoins
Thèmes abordés
  1. Aider à prendre soin de votre parent
  2. Améliorer la qualité de vie de votre parent
  3. Améliorer votre qualité de vie (aidant)
  4. Obtenir de l’aide et du soutien de qualité
Fonctionnement
  • Outil comprenant 4 dimensions (voir thèmes abordés)
  • Questionnaire de 39 questions, 2 pages de plan de soutien
  • 1 rencontre entre l’intervenant et l’aidant
Retombées pour les aidants
  1. Une discussion centrée sur la réalité des aidants (approche partenaire où le proche aidant et le professionnel sont coexperts)
  2. Un sentiment de confiance et d’être écouté
Validation
  • Outil basé sur une démarche de consultation au Québec auprès d’intervenants et d’aidants
  • Testé et validé par 6 gestionnaires de cas au sein de 2 CLSC situés dans des régions urbaines du Québec
Options d’achat
  • Licence annuelle ou licence perpétuelle
  • Licence pour une ou plusieurs installations
Inclus
  • Outil ESPA (PDF)
  • Outil ESPA pour impression NCR (PDF)
  • Guide d’application (PDF)
Autre langue[fusion_builder_column spacing= » » center_content= »no » hover_type= »none » link= » » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » type= »1_4″][/fusion_builder_column][fusion_builder_column spacing= » » center_content= »no » hover_type= »none » link= » » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » type= »1_2″][fusion_woo_shortcodes][/fusion_woo_shortcodes][/fusion_builder_column][fusion_builder_column spacing= » » center_content= »no » hover_type= »none » link= » » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » type= »1_4″][/fusion_builder_column]

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Au 28 février 2017, 34 rapports techniques du Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) étaient diffusés sur eValorix. Ces rapports peuvent être consultés gratuitement dans la section informatique. Voici une petite présentation de ce nouveau partenaire.

Le Centre de recherche informatique de Montréal en quelques mots

Depuis 30 ans, le Centre de recherche appliquée en technologie de l’information (CRIM) développe, en collaboration avec ses clients et partenaires, des technologies innovantes et du savoir-faire de pointe. La diffusion des rapports techniques s’inscrit dans la volonté du CRIM de transférer les technologies/savoir-faire développés aux entreprises et organismes québécois afin de les rendre plus productifs et compétitifs. Voir leur site internet.

Ci-dessous une vidéo dans laquelle Françoys Labonté (directeur général) et Langis Gagnon (directeur R-D et directeur scientifique du CRIM) présentent les objectifs du CRIM.

Les rapports techniques du CRIM sur eValorix

Plusieurs rapports techniques sur des sujets d’actualité et des thématiques de pointe peuvent être téléchargés. Il s’agit par exemple du web sémantique, de l’authentification web ou encore des services web permettant la comparaison de visages.

Voir tous les outils du CRIM

Bonne nouvelle pour les professeurs de gestion et autres lecteurs d’études de cas. Nous sommes présentement en train d’ajouter à notre catalogue plus de 200 cas pédagogiques en anglais provenant de Wits Business School (WBS).

Wits Business School

École de gestion de l’Université de Witwatersrand à Johannesburg (Afrique du Sud), l’un des principaux instituts tertiaires d’Afrique, la mission de WBS est de former les leaders qui façonneront l’Afrique de demain. Elle vise à offrir un apprentissage de la gestion prenant en compte les défis et opportunités du continent africain tout en ayant une fine compréhension du contexte global dans lequel s’insère le marché africain. WBS utilise la méthode de cas pour mieux accompagner ses étudiants dans leur formation en gestion.

Pour en savoir plus sur WBS, visitez leur site web.

La collection de cas de Wits Business maintenant disponible sur eValorix

Créé en 1999, le centre de cas de WBS est le premier éditeur de cas pédagogiques du continent africain. En date d’aujourd’hui, plus de 200 cas portant sur des compagnies telles que Nando’s, Harley Davidson, AngloGold, Discovery ou encore SABMiller ont vus le jour. Ils couvrent les différents domaine de la gestion : stratégie, finance, économie, etc. Ils permettent d’aborder les spécificités de l’environnement commercial en Afrique du Sud, spécificités difficilement abordables avec des cas internationaux.

Ces cas pédagogiques seront ajoutés au catalogue d’études de cas sur eValorix dans les prochaines semaines.

Voir les cas de la collection WBS.

Partenaire de la première heure, le CHU Sainte-Justine, grâce à ses chercheurs et cliniciens, développe chaque année plusieurs outils dans l’objectif d’améliorer la santé des enfants, des adolescents et des mères du Québec.

Des outils concrets validés scientifiquement pour faire une différence

Reconnu mondialement, le centre de recherche du CHU Sainte-Justine vise à générer de nouvelles connaissances médicales à travers la recherche fondamentale mais également la recherche clinique. Certaines activités plus appliquées aboutissent à des outils concrets qui visent à améliorer les pratiques dans le domaine de la santé. C’est notamment le cas du test Écoute Dichotique de chiffres (EDC) développé par Benoit Jutras avec l’aide de David Mayer. EDC est destiné à être utilisé par les audiologistes du Québec au sein d’une batterie de tests servant à conclure ou non à un trouble spécifique de l’audition, appelé trouble de traitement auditif (TTA). En savoir plus sur le test EDC.

De nombreux ouvrages et guides pratiques des éditions du CHU Sainte-Justine

Les Éditions du CHU Sainte Justine publient, chaque année, de nouveaux ouvrages principalement destinés aux parents et aux professionnels de la santé et de l’éducation (voir tous les ouvrages). Plusieurs collections sont d’ores et déjà disponibles telles que la Collection pour les parents ou encore la collection Intervenir. Pour en savoir davantage sur les Éditions, visitez leur site.

Retrouvez la page du CHU Sainte-Justine regroupant tous les outils de l’organisation.

Sylvain Sénécal et le consommateur moderne

Sylvain Sénécal et le consommateur moderne

Sylvain Sénécal est professeur titulaire au service de l’enseignement du marketing à HEC Montréal. Il est également titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, co-directeur du Tech3Lab et président de imarklab.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Sylvain Sénécal : Je suis titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier et codirecteur du Tech3Lab à HEC Montréal. La chaire s’intéresse à l’utilisation de la technologie dans le quotidien des consommateurs québécois et canadiens, notamment pour combler leurs besoins de consommation. Cette technologie peut être l’ordinateur de bureau, la tablette, le téléphone intelligent ou une interface en magasins. Nous publions le fruit de notre recherche sous forme d’articles scientifiques et cela peut aussi donner lieu à des études de cas ou des livres blancs « whitepapers » lorsque l’on collabore avec des entreprises.

Le Tech³Lab se spécialise en expérience utilisateur, à la chaire on se spécialise en marketing électronique. L’idée du Tech³Lab c’est d’avoir un endroit où l’on peut observer de façon très précise, avec des méthodologies variées, une interaction entre une personne et une interface. On utilise beaucoup l’oculométrie, des mesures physiologiques comme le rythme cardiaque ou la sudation, ou même la reconnaissance faciale des émotions et l’électroencéphalographie (voir quelle région du cerveau est activée durant une tâche). L’idée c’est d’analyser l’interaction sans déranger l’utilisateur.

Nous essayons de mieux comprendre comment les consommateurs vivent leur expérience en ligne. On s’intéresse beaucoup à la prise de décision. Elle peut se traduire notamment par la recherche d’un produit, le fait de s’informer sur un produit ou service, acheter sur un site web ou encore la rétroaction sur les médias sociaux. Ce grand cycle de prise de décision, c’est important de bien le comprendre afin d’offrir aux consommateurs des services en ligne qui répondent bien à leurs besoins et facilitent leur vie.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Sylvain Sénécal : Le défi c’est d’observer et de comprendre l’interaction sans nuire à celle-ci. Quand on pose des questions, il est possible que la personne ne se rappelle pas de la première minute de son interaction ou qu’elle effectue une interprétation moyenne de son interaction globale. L’idée de l’instrumentation que l’on utilise pour analyser est d’aller chercher des observations durant l’interaction.

Quelqu’un qui ne réussit pas son achat va peut-être évaluer négativement tous les aspects d’une interaction, alors que la frustration est causée par un élément précis. On peut voir que l’émotion négative est arrivée à un moment donné et ainsi ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet?

Sylvain Sénécal : À la base je me suis toujours intéressé au comportement du consommateur, puis, durant ma formation universitaire, les technologies sont apparues de plus en plus dans la vie du consommateur (sites web, appareils mobiles, etc.). J’ai effectué mon doctorat au sommet de la bulle internet. Cet intérêt pour comprendre le consommateur et son interaction avec la technologie nous a amenés graduellement à voir comment des outils utilisés au Tech³Lab peuvent nous aider à avoir une meilleure compréhension de ces interactions.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Sylvain Sénécal : Dorénavant, la présence sur internet est de mise pour n’importe quelle entreprise, de n’importe quelle taille et de n’importe quelle industrie. Si tu n’es pas sur internet, tu n’existes pas pour un consommateur : il débute sa recherche en ligne.

À la base, l’entreprise doit bien connaître les besoins de sa clientèle et refléter cette compréhension sur sa présence en ligne. Si une entreprise mise beaucoup sur le service à la clientèle, il faut que l’image en ligne soit cohérente avec cela. Le positionnement dans les différents points de contacts (canaux) est le cœur d’une expérience client réussie.

Pour les chercheurs c’est un domaine très stimulant, à la fine pointe de la technologie. Ainsi, pour effectuer de la recherche dans ce domaine, il faut une bonne compréhension des consommateurs, de la technologie, des outils d’observation des comportements en ligne et finalement, de l’analyse de ces données.

Sylvain Sénécal chez eValorix

Propos recueillis par Félix Vaillancourt

Découvrez certains titres numériques (PDF) d’un nouveau partenaire : les Presses de l’Université du Québec (PUQ). Depuis 1969, cette maison d’édition met en oeuvre des projets d’édition qui favorise une meilleure diffusion des connaissances principalement auprès de la communauté universitaire et des professionnels afin de participer activement au rayonnement du réseau de l’Université du Québec.

Quelques titres numériques des PUQ sur eValorix

Fort d’un catalogue de plus de 1300 titres, les PUQ constituent un acteur majeur dans le monde universitaire de l’édition québécois. La maison d’édition accompagne les auteurs, chercheurs et professeurs dans leur démarche de diffusion des connaissances.  Dans cette démarche, plus d’une vingtaine de titres viennent d’être ajoutés sur eValorix (découvrez-les) dans les domaines de la santé, des sciences humaines ou encore de la gestion.

Pour en savoir plus sur les PUQ, nous vous invitons à consulter leur site Internet.

Déjà plusieurs maisons universitaires d’édition

Les PUQ viennent s’ajouter à plusieurs éditeurs universitaires qui diffusent ou vendent certains de leurs ouvrages sur le site. C’est ainsi le cas des Presses de l’Université de Montréal (PUM), des éditions du CHU Ste-Justine, de JFD Éditions ou encore des Éditions du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (avec la collection Institut universitaire de gériatrie de Montréal).

Vous êtes un éditeur travaillant sur des projets avec des chercheurs/professeurs et souhaitez ajouter certains de vos titres numériques sur eValorix? Contactez-nous pour en savoir plus : info@evalorix.com

 

Vincent Fourmond et le métabolisme énergétique

Vincent FourmondVincent Fourmond est chargé de recherche/research associate au laboratoire de Bioénergétique et Ingénierie des Protéines (BIP) UMR7281, une Unité Mixte de Recherche du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille (AMU). La commercialisation de son outil QSoas est rendue disponible par la SATT Sud-Est.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Vincent Fourmond : Je suis électro-chimiste, je cherche à comprendre les enzymes qui sont impliqués dans la respiration de certaines bactéries. Notre travail s’inscrit dans la recherche fondamentale et a trait au domaine du stockage et de la conversion de l’énergie. Le logiciel que j’ai créé, QSoas, nous sert à analyser l’activité électrochimique.

Il y a des applications pratiques à cette recherche aussi. Par exemple, les hydrogénases sont des excellents catalyseurs pour produire de l’hydrogène ou l’oxyder. On peut s’imaginer utiliser ces enzymes dans les piles à combustible afin de générer de l’électricité par exemple (création d’énergie via réaction chimique) ou concevoir des catalyseurs pour produire de l’hydrogène et l’utiliser pour notamment remplacer le platine, coûteux et rare. Nous travaillons aussi sur des enzymes dans le stockage du CO2. Être capable de fabriquer du carburant à partir du gaz carbonique, c’est un des plus gros défis du secteur de l’énergie – du moins dans la partie chimique.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Vincent Fourmond : Le vrai problème dans le domaine de l’énergie en ce moment c’est le stockage. L’énergie solaire est abondante, mais elle n’est pas toujours présente (plus faible en certaines saisons ou absente la nuit). Il faut pouvoir stocker cette énergie et éventuellement la transporter. L’électricité est dure à stocker, mais on devrait pouvoir conserver l’énergie sous forme chimique – une des stratégies c’est de fabriquer de l’hydrogène.

Une autre approche est aussi d’utiliser l’énergie afin de fabriquer du carburant à partir du CO2 dans l’atmosphère. Présentement, c’est techniquement possible,  mais le  rendement énergétique global est encore trop faible pour que ce soit viable.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet?

Vincent Fourmond : Je suis physicien à la base, l’énergie et la biologie m’ont séduit. Pour moi, c’est fascinant de voir comment les êtres vivants sont capables d’extraire l’énergie de leur environnement – la bioénergétique. Comprendre comment tout ça fonctionne au niveau moléculaire ou de la bactérie. Les enzymes sur lesquelles on travaille s’inscrivent dans le métabolisme énergétique, elles participent à la vie de la bactérie. Elles auraient été présentes dès l’origine de la vie, dans des sources chaudes abondantes en hydrogène. Essayer de les comprendre et voir comment elles ont émergé permet d’avoir des pistes sur les conditions de ces origines.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Vincent Fourmond : Le domaine le plus intéressant et le plus dur en ce moment est du côté biologique de la réduction du CO2. Les enzymes sont très difficiles à étudier et on a peu de résultats jusqu’à présent. D’après moi, il y a beaucoup à apprendre de ces enzymes. Ce sera un travail collaboratif d’une équipe multidisciplinaire. Les sujets que l’on aborde sont trop vastes pour être abordés par un seul spécialiste, il faut apprendre à communiquer avec le langage issu du champ d’expertise de nos collègues.

Notre recherche est une belle collaboration avec des physiciens qui ont des approches en spectroscopie ou des chimistes-théoriciens qui essaient de calculer les états chimiques qui peuvent être impliqués dans la catalyse. On travaille aussi avec des gens qui font de la cristallographie (pour déterminer la structure de protéines, comment s’organisent les atomes de protéines) et avec des chimistes plus intéressés par l’applicatif – par exemple créer des électrodes pour faire des piles à combustible.

Vincent Fourmond chez eValorix

Propos recueillis par Félix Vaillancourt.