Tester de nouvelles pratiques pour accroître la biodiversité des anciennes zones incendiées en Région Méditerranéenne : utiliser les micro-habitats et la végétation en place

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GUIDE TECHNIQUE. Afin d'améliorer la diversité et la résilience des peuplements en place ou pour restaurer la forêt en cas de dégradation trop intense, nous avons testé des techniques de semis de chênes (chêne blanc et chêne vert) et de plantation de feuillus (diverses espèces) en utilisant la végétation en place.

Description

Tester de nouvelles pratiques pour accroître la biodiversité des anciennes zones incendiées en Région Méditerranéenne : utiliser les micro-habitats et la végétation en place : résumé

Les formations forestières méditerranéennes sont souvent dégradées en raison de perturbations d’origine anthropique en particulier les incendies. Afin d’améliorer la diversité et la résilience des peuplements en place ou pour restaurer la forêt en cas de dégradation trop intense, nous avons testé des techniques de semis de chênes (chêne blanc et chêne vert) et de plantation de feuillus (diverses espèces) en utilisant la végétation en place. Le semis de glands de chêne est une technique d’installation des plantules simple et peu coûteuse connue depuis l’antiquité en région méditerranéenne mais que nous avons revisitée à la lumière de nos connaissances actuelles. Une attention particulière doit être portée à la protection contre la prédation car la semence puis la jeune plantule sont des stades très vulnérables. Des solutions efficaces sont présentées pour faire face à cette prédation. Les types de végétation offrent des conditions de réussite contrastées et au sein de ces types, les effets microhabitats sont particulièrement importants pour le développement du semis. Ainsi, en milieu ouvert, l’abri par la végétation en place (et notamment les buissons) en atténuant les conditions climatiques extrêmes, améliore la survie des plantules lorsque celles-ci sont placées dans des conditions environnementales difficiles (plein éclairement, milieu sec par exemple). Néanmoins, si cet effet bénéfique a été bien documenté dans la littérature, nos expérimentations n’ont pas encore permis de mettre clairement en évidence un effet sur la survie. On peut avancer comme facteurs explicatifs un temps d’expérimentation trop court et des années climatiques favorables (pas de sécheresse très marquée). Dans les milieux forestiers, les pinèdes (naturelles ou issues de reboisements) sont des habitats favorables à la pratique du semis lorsque la canopée est suffisamment ouverte alors que les peuplements denses doivent être éclaircis. La plantation de feuillus est autre méthode qui a été testée dans différentes conditions de végétation : sous des pinèdes au couvert plus ou moins dense et en plein découvert avec abri ou non de buisson. Les espèces utilisées ont été des arbres (le frêne à fleurs, le sorbier, le caroubier en plus des deux chênes) et des arbustes (le pistachier térébinthe et l’arbousier). Les résultats montrent que les pinèdes les plus fermées (30 m2/ha de surface terrière) sont aussi les moins favorables à la survie et à la croissance des feuillus en raison d’une limitation trop forte de l’éclairement. Les feuillus montrent des caractéristiques écologiques contrastées qui expliquent leur développement. Le caroubier s’est avéré très sensible aux dégâts de gel : sa survie et sa croissance ont été fortement péjorées par le froid de l’hiver 2012. Le sorbier et surtout le frêne à fleurs présentent les meilleures réponses (survie et croissance) à la fermeture du couvert. En revanche le développement en hauteur de ces deux espèces est médiocre en plein découvert (forte photoinhibition). Un abri par un buisson, en modifiant le microclimat, améliore dans ce cas précis les performances de ces deux espèces. Le chêne vert et l’arbousier ont un développement supérieur en plein découvert alors que le chêne blanc et le pistachier bénéficient d’un couvert arboré modéré (10-20 m2/ha). L’introduction de feuillus sous forme de plants ou de semis en utilisant les micro-habitats et la végétation en place est une pratique qui peut s’appliquer à la restauration des terrains dégradés, à la diversification des peuplements résineux et donc contribuer à augmenter dans le futur la résilience des écosystèmes méditerranéens.

Informations additionnelles

http://cemadoc.irstea.fr/cemoa/PUB00046674

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Tout public.

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