Des nouvelles ressources pour l'apprentissage par les cas : des livres numériques sur l'écriture, l'apprentissage et la la formation autour des cas

Il y a quelques semaines, nous vous annoncions une nouvelle collection de cas pédagogiques, celle de WITS Business School, grande centrale de cas sud-africaine (voir l’article). Ceci permet à eValorix de proposer de nouveaux cas en anglais qui permettent d’aborder les spécificités de l’environnement commercial en Afrique du Sud, spécificités difficilement abordables avec des cas internationaux. Le catalogue d’eValorix est désormais composé de deux grandes collections de cas provenant de deux partenaires :  le centre de cas HEC Montréal et le WITS Business School Case Centre.

Des guides pratiques et complets pour les étudiants et enseignants intéressés par la méthode des cas

En complément au catalogue de cas pédagogiques, eValorix propose maintenant plusieurs livres numériques afin de mieux comprendre et utiliser les cas. L’apprentissage par la méthode des cas soulève plusieurs défis. Comment animer une classe? Comment susciter et maintenir l’intérêt des participants? Comment orienter la discussion et le débat? Autant de défis auxquels font face les formateurs qui utilisent les études de cas. (voir article complet).

Découvrez 3 nouvelles ressources incontournables afin de mieux produire et utiliser des cas pédagogiques.

Livres« Apprendre cas par cas »« Teaching with Cases »« Writing Cases »
RésuméPermet de tirer le maximum de l’apprentissage par la méthode des cas, et ce dans un délai raisonnableVise à aider les auteurs de cas et enseignants intéressés par l’apprentissage participatifConstitue un guide clair et pratique sur l’écriture de cas pédagogiques.
Objectifs

« Apprendre cas par cas » poursuit deux objectifs principaux :

  1. Aider les élèves à apprendre mieux et plus rapidement par la méthode des cas;
  2. Aider les enseignants utilisant la méthode des cas à être plus efficaces.
« Teaching with Cases » aide les auteurs et les enseignants à :

  1. Devenir plus efficace dans leur utilisation des cas;
  2. Mieux informer leurs élèves sur la façon de se préparer à la classe et de participer en classe;
  3. Mieux évaluer et conseiller les étudiants.
 « Writing Cases » aide les auteurs de cas et les enseignants à :

  1. Écrire de bons cas rapidement;
  2. Évaluer la pertinence des cas écrits par d’autres autres.
LanguesFrançais, anglais, espagnolAnglaisAnglais

 

Des ressources indispensables sur la méthode des cas  par des auteurs reconnus

Les 3 livres ont été écrits par Michiel R. Leenders, Louise A. Mauffette-Leenders et James A. Erskine, des formateurs reconnus dans le monde des cas pédagogiques.  À eux trois, ils comptent plus de cent ans d’expérience dans le domaine de l’apprentissage par la méthode des cas. Étudiants, ils ont appris par la méthode des cas; professeurs, ils ont rédigé des centaines de cas et utilisé cette méthode avec plus de 50 000 étudiants et cadres. Ils ont aussi formé plus de 20 000 pédagogues partout dans le monde en utilisant leurs ouvrages, largement reconnus, sur la rédaction des cas et sur l’enseignement par la méthode des cas.

Voir tous les produits de la catégorie Ressources apprentissage par les cas.

Anne Mesny, la mesure et les indicateurs

anne mesny
Anne Mesny est professeure titulaire au Service de l’enseignement du management. Elle est également directrice du Centre de cas HEC Montréal.

Expertises

Pédagogie en gestion, utilisation et valorisation des savoirs académiques, apprentissages du métier de gestionnaire, sociologie des organisations, éthique de la recherche en sciences sociales.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec vos recherches?

Anne Mesny : Je m’intéresse aux relations entre théorie et pratique et à l’utilisation des connaissances scientifiques. Ce qui est frappant quand on regarde la recherche sur l’utilisation des savoirs académiques, c’est qu’on part toujours du principe que les connaissances issues des sciences de la nature sont plus utiles que les celles des sciences sociales. Elles peuvent donner lieu à des résultats plus visibles, par exemple les brevets. Ce que je tente de faire avec mes recherches, c’est de montrer que les savoirs issus des sciences sociales, y compris le management, sont intensément utilisés mais que cette utilisation est moins visible.

Prenons une illustration simple : quelqu’un qui se marie ou qui divorce a probablement entendu parler des taux de mariage et de divorce dans les sociétés modernes ainsi que des explications variées, sociologiques, économiques, psychologiques, anthropologiques, etc., pour rendre compte de ces taux. Ces connaissances proviennent en partie de recherches en sciences sociales, mais la personne qui la mobilise pour mûrir sa réflexion au sujet de son propre mariage ou divorce n’en a pas forcément conscience. Il ne s’agit pas d’une utilisation visible ni instrumentale de la recherche.

Mon intérêt de recherche porte donc sur les manières dont sont utilisées les connaissances issues des sciences sociales, et aussi sur les manières de mieux les diffuser à l’extérieur du monde académique. Je suis aussi à la recherche d’indicateurs, de signaux ou de « marqueurs » pour repérer les utilisations de ces connaissances, alors même qu’une telle utilisation est très difficilement « mesurable ».

En ce sens, la création d’eValorix grâce à l’aide notamment de Nicolas Pinget, m’intéressait en tant que chercheure. En effet, eValorix repose sur l’idée qu’il est possible de transformer des connaissances en sciences sociales ou en gestion en artefacts visibles, comme des méthodes ou des outils de diagnostic qui leur donnent une plus grande visibilité. Au-delà de l’aspect « valorisation », c’est donc surtout l’aspect « visibilité » qui m’intéressait.

Quels sont les défis dans votre champ de recherche?

Anne Mesny : Le principal défi c’est la mesure et les indicateurs. Dans mes domaines (la sociologie et la gestion) il est très difficile de « mesurer » l’utilisation ou l’utilité de la connaissance. J’aime bien la métaphore de la traçabilité dans les aliments. On est maintenant capable de remonter du steak emballé à l’épicerie jusqu’à la vache chez l’éleveur. Comment est-on capable de tracer la connaissance issue des sciences sociales – comme par exemple un chercheur qui théorise sur l’échec scolaire – jusqu’au moment où cette théorie inspire une politique publique ou même lorsque des parents utilisent cette connaissance pour s’expliquer certains problèmes de leur enfant à leur école? J’aimerais être capable de tracer la connaissance dans tout ce circuit.

Plus la connaissance issue des sciences sociales est diffusée dans la sphère publique, plus elle fait partie du sens commun, plus on en oublie la source initiale. Le paradoxe fait que plus cette connaissance est utilisée, plus il devient difficile de la tracer ou de la mesurer à l’aide d’indicateurs.

Mesurer l’utilisation des connaissances entre chercheurs, c’est facile – bien qu’il y aurait long à dire sur les indicateurs dont on se sert pour le faire. Cela se corse lorsque l’on tente d’évaluer comment les connaissances sortent du milieu académique ou même parfois si elles en sortent.

Comment vous êtes-vous intéressée à ce sujet?

Anne Mesny : J’ai toujours été très étonnée d’entendre que les sciences sociales sont moins utiles que les sciences de la nature. Lorsque j’écoute des conversations dans le métro ou que je lis un article de journal, je vois des sciences sociales et des connaissances qui circulent! Quand telle théorie néolibérale est (re)passée dans le sens commun (après s’en être nourrie puis détachée!) ou qu’un jeune parle de coût de transactions en se demandant quel est le meilleur moyen de s’acheter sa première auto, c’est majeur! Les notions issues des sciences sociales sont extrêmement utilisées, mais c’est mal documenté et mal compris.

Cette utilisation tous azimut des connaissances issues des sciences sociales peut-être bonne ou mauvaise. Il n’y a rien de forcément positif ou émancipateur dans la mobilisation d’une connaissance. Il n’y a qu’à penser à certaines prophéties autoréalisatrices en économie… Je ne veux pas montrer la beauté de l’utilisation des connaissances issues des sciences sociales, mais plutôt montrer qu’on les utilise tout le temps et que ces utilisations sont porteuses de toutes sortes d’effets, positifs et négatifs… Ces connaissances sont des munitions continuelles dans la réflexion et le discours d’un parent,  d’un chef d’État ou d’un chef d’entreprise.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Anne Mesny : J’ai peut-être donné, à tort, l’impression qu’il y a une nette séparation entre les sciences sociales et les sciences de la nature. Cette séparation est toute relative. Beaucoup de phénomènes concernant l’utilisation des connaissances – la transformation en « sens commun », les utilisations conceptuelles ou symboliques, etc. – concernent à la fois les sciences de la nature et les sciences du social.

Il y a un fond commun sur la manière dont les connaissances circulent dans les sociétés. Les technologies, l’internet et les réseaux sociaux, transforment en profondeur les façons de diffuser et d’utiliser ces connaissances. Il reste énormément à étudier là-dessus!

Anne Mesny chez eValorix

Propos recueillis par Félix Vaillancourt

Marc-Antonin Hennebert, les relations de travail et le syndicalisme

Marc-Antonin Hennebert, les relations de travail et le syndicalismeMarc-Antonin Hennebert est professeur agrégé au Département de gestion des ressources humaines à HEC Montréal. Il est également membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT) 

Expertises

Relations de travail, syndicalisme, négociation collective, firmes multinationales et responsabilité sociale.

À quel besoin souhaitez-vous répondre avec votre recherche?

Marc-Antonin Hennebert : Mon domaine de recherche est celui des relations de travail et du syndicalisme. À HEC, il fait partie de la sphère plus large de la gestion des ressources humaines (GRH). À ce titre, deux projets de recherche concernant le monde syndical m’ont plus particulièrement occupé au cours des dernières années.

Le premier, de nature plus internationale, concerne la montée en nombre et en puissance des entreprises multinationales et l’implication de ce phénomène sur la régulation du travail. La question au cœur de ce projet est de savoir comment les travailleurs et leurs représentants peuvent s’assurer du respect des droits sociaux fondamentaux des employés au sein des multinationales, mais aussi au sein de leurs réseaux de sous-traitants et de leurs chaînes de valeur? À cet égard, certaines organisations syndicales ont innové au cours des dernières années en développant de nouvelles pratiques de concertation intersyndicale au plan international et en construisant des coalitions et des alliances plus ou moins formelles selon les cas. Ces alliances regroupent généralement des syndicats qui représentent les travailleurs d’une même multinationale dans ses différents établissements à travers le monde et cherche d’ordinaire à ouvrir un dialogue avec la direction de ces entreprises pour assurer un meilleur respect des droits des travailleurs notamment dans les pays où les structures institutionnelles en matière de travail sont déficientes. Ce thème de recherche se veut très proche de celui de la responsabilité sociale des entreprises, mais vu sous l’angle syndical.

Dans un contexte de transformations des milieux de travail, mon deuxième projet de recherche s’intéresse à la réalité des représentants syndicaux au sein des entreprises et à la problématique du renouvellement du leadership de ces représentants. En effet, la complexification observée du travail de ces représentants, et notamment des présidents de syndicats locaux auquel ce projet s’intéresse de manière particulière, les placent aujourd’hui devant de nombreux défis et soulève des questions quant aux meilleures pratiques en matière de représentation syndicale. Ce projet de recherche vise un objectif fondamental, soit celui d’identifier, selon notamment certains contextes sectoriels déterminés, comment les représentants syndicaux composent avec de tels défis  et comment certains parviennent à devenir des acteurs stratégiques à la fois au sein de leur syndicat et de leur entreprise.

Quels sont les principaux défis dans votre champ de recherche?

Marc-Antonin Hennebert : Les organisations syndicales avec lesquelles je travaille depuis plusieurs années sont confrontées à de multiples défis provenant à la fois de leur environnement externe et interne. Dans le premier cas, je pense notamment à la mondialisation, aux recompositions sectorielles (les emplois se développent aujourd’hui surtout dans des secteurs moins syndiqués), aux besoins nouveaux des employeurs (réductions de coûts, flexibilité dans l’organisation et les conditions de travail), etc. Concernant l’environnement interne, les membres des syndicats ont également des besoins nouveaux notamment en matière de conciliation travail-famille et leurs intérêts sont plus diversifiés qu’auparavant. Les organisations syndicales, comme les entreprises, sont donc aujourd’hui condamnées à revoir leurs pratiques pour s’ajuster à leur nouvel environnement.

En outre, dans un contexte où les ressources humaines se positionnent de plus en plus comme une source d’avantage compétitif, les relations de travail peuvent venir jouer un rôle plus important dans la définition de la compétitivité des entreprises. Cela place les acteurs syndicaux dans une position où ils peuvent potentiellement jouer un rôle de partenaire stratégique au sein de leur organisation. Dans ce contexte, je me pose certaines questions de portée générale : Quelle est l’état actuel des relations de travail dans nos entreprises au Québec? Quelles sont les défis inhérents à une saine gestion des relations de travail? Quelles sont les meilleures pratiques relativement à l’implication des syndicats au sein des processus de changement des entreprises ?

Au fil de nos recherches, nous avons toujours eu un accueil très positif des entreprises et des organisations syndicales impliquées dans nos projets. Nous cherchons aussi à avoir des conclusions pratiques qui peuvent offrir autant d’outils réflexifs à nos partenaires de recherche et les guider dans leurs pratiques.

Comment vous êtes-vous intéressé à ce sujet?

Marc-Antonin Hennebert : Alors que j’étais étudiant en gestion, je me suis rendu compte qu’on étudiait beaucoup les organisations du point de vue de ses dirigeants et de ses principales sphères de pouvoir. Toutefois l’entreprise est un lieu pluriel où s’entremêlent intérêts et groupes divers. Évidemment, il est fondamental d’étudier la réalité des gestionnaires pour comprendre les organisations, mais je trouvais néanmoins qu’on ne s’intéressait pas assez aux formes de contre-pouvoirs au sein des organisations dans lesquels les syndicats jouent un rôle assez important. Mes premières recherches m’ont démontré que, parfois dans une même entreprise, les dirigeants et gestionnaires, d’une part, et les représentants syndicaux et les travailleurs, d’autre part, ont parfois une vision très différente de leur réalité organisationnelle.

L’étude des relations de travail et du syndicalisme est donc pour moi une manière importante de contribuer à la compréhension de nos univers organisationnels. Elles permettent notamment d’exposer le point de vue des travailleurs et de leurs représentants, soit un peu l’envers de la médaille.

Que diriez-vous à quelqu’un qui débute dans votre domaine?

Marc-Antonin Hennebert : J’ai récemment écrit un texte dans la revue de l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec (ORHRI) qui témoigne un peu de ma vision des relations de travail en entreprise et des conseils que je donnerais aux gestionnaires dans ce domaine (pour consulter le texte intégral en étant membre de l’Ordre suivre ce lien HENNEBERT, Marc-Antonin. 2014. « Entre les méandres de la conflictualité et l’idéal collaboratif : gérer ses relations de travail de manière réaliste ! ». Effectif, revue de l’Ordre professionnel des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec, vol. 17, no. 2, p. 14-19. )

Il est tout d’abord important de reconnaître la pluralité des intérêts dans les organisations. La formation des étudiants au sein des écoles de gestion peut parfois donner une vision unitaire des organisations masquant les intérêts potentiellement différents de certains groupes.  Comprendre la diversité des intérêts au sein des organisations est pour moi fondamental!

Il me semble également important pour tout gestionnaire RH de saisir la responsabilité et les contraintes des représentants syndicaux et pallier au manque de connaissances des autres gestionnaires en cette matière. Les relations de travail sont encadrées par un régime juridique (notamment le code du travail) qui crée des obligations de toutes sortes dont celle pour les représentants syndicaux de s’assurer de défendre leurs membres de manière juste et équitable. La réalité est la même du côté des gestionnaires : il existe une obligation de négocier de bonne foi le renouvellement des conventions collectives, de reconnaître et de ne pas entraver les activités syndicales, de respecter la procédure de grief, etc. Il est donc impératif de connaitre ses responsabilités et ses obligations légales.

Il faut aussi accepter, comme gestionnaire RH, les désaccords potentiels avec les syndicats et même l’impossibilité de s’entendre sur certains enjeux, tout en cherchant à minimiser les impacts à long terme sur les relations patronales-syndicales. Fonctionner par consensus est un idéal qui n’est pas toujours à l’épreuve de la réalité. Le défi pour un gestionnaire en relations de travail n’est pas d’éviter à tout prix les désaccords, mais de chercher à minimiser leurs effets sur les relations entre les parties à plus long terme.

Finalement, il ne faut pas avoir peur d’innover et de remettre en cause les pratiques dans le domaine des relations de travail. Le monde des relations de travail en est un au demeurant assez conservateur dans la mesure où les pratiques et façons de faire se sont instituées au fil des années (négociations collectives, procédure de grief, etc.) et qu’elles évoluent plus lentement que dans d’autres domaines. Il ne faut pas avoir peur d’innover, de remettre en cause certaines pratiques. À titre d’exemple, on observe aujourd’hui dans certaines entreprises le désir d’établir une culture du dialogue plus soutenue entre les parties par l’intermédiaire de la création de comités de négociation continue visant à faire évoluer les conditions de travail entre les périodes plus formelles de renouvellement de la convention collective. Des syndicats jouent aussi un rôle plus important dans les sphères décisionnelles des entreprises ce qui apparaît comme une avenue intéressante, même si elle représente un défi important pour les parties, pour le renouvellement de nos relations de travail.

Marc-Antonin Hennebert chez eValorix

Propos recueillis par Félix Vaillancourt.

Le mardi 12 novembre au Club St James, j’ai participé à l’évènement organisé par le Réseau HEC Montréal « Rencontre d’un leader avec Sophie Brochu », présidente et directrice générale de Gaz Métro. J’ai alors découvert une femme chaleureuse, sincère et qui possède un bon sens de l’humour. Elle s’est livrée, pendant près d’une heure, au jeu des questions-réponses d’Éric Brunelle, professeur à HEC Montréal et directeur de la Revue Gestion (notre récent partenaire).

 

Sophie Brochu a parlé de son enfance, de son parcours professionnel ainsi que des évènements et des rencontres qui l’ont mené à la tête de l’entreprise québécoise de plus de 5 milliards $ d’actifs.

 

Enfance : esprit d’entreprise et passions

 

Issue d’une famille en affaires, Sophie Brochu est influencée par son père, son grand père et ses deux grands frères. Tous les soirs, elle écoute les aventures rapportées par son père autour du développement de son entreprise. « La petite fille en retient l’impression vague et agréable que ce doit être intéressant de quitter la maison le matin et de rentrer le soir retrouver sa famille avec plein d’histoires à raconter » (extrait tiré de l’étude de cas Sophie Brochu et Gaz Métro). Au cégep, elle découvre sa première passion : le théâtre. Elle est d’ailleurs acceptée au Conservatoire de Québec qu’elle quittera deux ans plus tard en découvrant que ce n’est « pas tant le théâtre qui l’anime que l’environnement créatif». Elle entreprend des études en sciences économiques et découvre sa deuxième passion : le secteur de l’énergie, secteur dans lequel elle ferait sa vie.

 

Parcours professionnel : humilité et hasard

 

Au cours de la Rencontre, Sophie Brochu est revenue avec humilité sur ses expériences professionnelles marquantes, de son travail de waitress à son stage chez SOQUIP (Société québécoise d’initiatives pétrolières) en passant par son expérience auprès des pêcheurs de Nouvelle-Écosse. Lors de son parcours, elle apprend le travail d’équipe, l’organisation et l’importance de faire quelque chose en laquelle elle croit.

 

Stagiaire, analyste financier puis vice-présidente chez SOQUIP, elle se joint à Gaz Métro en tant que vice-présidente développement des affaires. Elle est ensuite nommée vice-présidente exécutive puis présidente et chef de la direction de Gaz Métro en 2007. Pour elle, son ascension reste un hasard.

 

Style de gestion : vulnérabilité et richesse collective

 

En abordant son style de gestion, Sophie Brochu m’a surpris en évoquant une valeur fondamentale dans le monde des affaires : la vulnérabilité. Alors que la vulnérabilité d’un gestionnaire ou décideur pourrait être perçue comme une faiblesse, Sophie Brochu en fait sa force. Elle n’hésite pas à demander de l’aide et revendique le droit de ne pas savoir tout le temps notamment auprès de son conseil d’administration. « Son style de gestion n’est pas des plus classiques. La dynamique qu’elle souhaite installer avec son conseil est à l’image de ce qu’elle prône : engagement, enthousiasme, transparence et simplicité. » (Extrait tiré de l’étude de cas Sophie Brochu et Gaz Métro).

 

Sophie Brochu met également un point d’honneur à travailler en équipe et décrit la gestion comme de la « physique nucléaire, de la chimie où il est important de travailler avec du monde équilibré provenant d’horizons différents avec des intérêts autres que le travail ».

 

En résumé, je retiendrai de cette Rencontre stimulante cette phrase de Sophie Brochu « il faut faire quelque chose qu’on aime dans une place qu’on aime avec des gens qu’on aime ».

 

Retrouvez l’étude de cas complète « Sophie Brochu et Gaz Métro » ici.

 

La photo est une courtoisie d’HEC Montréal.

 

Nicolas.

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Les études de cas dynamisent les formations et développent des habiletés en gestion. Elles peuvent aussi inspirer l’entrepreneur qui est en vous. Cet article présente brièvement cette méthode d’apprentissage innovante.

Sur eValorix, nous vous proposons plusieurs études de cas en gestion (voir nos études de cas) appelés également cas pédagogiques. Qu’est-ce qu’une étude de cas en gestion? À quoi sert une étude de cas? À qui sont destinées nos études de cas? L’objectif de cet article est de répondre à ces questions.

L’étude de cas : un outil pédagogique stimulant

L’étude de cas (ou cas pédagogique) en gestion est un outil de formation et d’apprentissage stimulant qui vise, à travers une situation réelle d’entreprise ou de secteur industriel, à développer non seulement le savoir des étudiants, mais surtout le savoir-faire et le savoir-être de gestionnaires et de dirigeants (réf.: site du Centre de cas de HEC Montréal). La méthode de l’enseignement par les cas est donc orientée vers un apprentissage actif des étudiants (ou des personnes formées) grâce à une réflexion et une discussion en groupe.

L’étude de cas pour mieux former!

En utilisant la méthode de l’enseignement par les cas, dans un contexte académique ou professionnel, vous rendrez vos cours plus intéressants et plus interactifs dans le but de mieux former. Dans la lignée de Célestin Freinet, pédagogue français du début du XXe siècle et inventeur d’une technique active d’apprentissage, ou de C. Roland Christensen, véritable pionnier de l’enseignement par les cas, l’étude de cas en gestion apporte une réelle valeur ajoutée à celui qui enseigne. L’étude de cas permet en effet au formateur d’enrichir son enseignement et de mettre en place un apprentissage beaucoup plus ancré sur la pratique.

L’étude de cas pour mieux apprendre!

Qui dit apprentissage dit participant ! « L’étude de cas en gestion est un outil excitant pour toute personne désireuse de développer une certaine capacité d’analyse et de résolution de problèmes, un développement du jugement et du sens critique, une sensibilité aux enjeux éthiques ainsi que des habiletés de direction et de communication » selon Alix Mandron, directrice du Centre de cas de HEC Montréal. Cette dernière ajoute que le cas pédagogique « ne peut pas prétendre se substituer à l’expérience pratique en organisation, mais il est suffisamment élaboré et réaliste pour assurer une bonne transition entre la présentation « académique » des concepts et principes et la réalité complexe du monde des affaires ».

Les études de cas peuvent aussi inspirer tout entrepreneur ou étudiant. À travers des histoires à succès ou de parcours professionnels de leaders charismatiques, les études de cas vous donneront des pistes de réflexion et des clés pour réussir.

L’étude de cas : une méthode et des défis

L’apprentissage par la méthode des cas n’est pas sans défis. Comment animer une classe? Comment susciter et maintenir l’intérêt des participants? Comment orienter la discussion et le débat? Adopter une attitude  » contrôlante » ou de  » laisser-aller « ? Autant de défis auxquels font face les formateurs qui utilisent les études de cas.

Et vous, quelle est votre vision des études de cas? Pourquoi utilisez-vous les études de cas? Quels sont les défis auxquels vous faites face? L’étude de cas peut-elle raviver l’intérêt dans un monde où les téléphones intelligents et autres gadgets en tout genre sont autant de sources de distraction? N’hésitez pas à laisser vos commentaires.

Prenez le temps de regarder nos études de cas

Bienvenue sur www.evalorix.com

 

Bienvenue sur le site de vente en ligne des innovations universitaires. Depuis maintenant un an, nous réfléchissons à la création d’eValorix, un site unique et novateur où vous pouvez acheter de nombreux produits issus de la recherche, produits développés par des experts dans des domaines divers : gestion, santé, sciences et génie, pédagogie, recherche et développement, sciences humaines.

 

Le but de cet article est de vous présenter, vous qui serez peut être nos lecteurs d’un jour ou véritables followers, la plateforme de vente en ligne eValorix mais également ce que vous trouverez dorénavant dans notre blogue.

 

 

Qui sommes nous ?

 

Avant toute chose, je voudrais vous présenter brièvement qui nous sommes. Derrière eValorix se cache Univalor, la société de valorisation de l’Université de Montréal, de ses centres hospitaliers et écoles affiliées. Univalor soutient eValorix dans son ambition de devenir votre accès  direct aux innovations universitaires. La création d’eValorix n’aurait également pas été rendue possible sans les participations respectives de l’Institut de gériatrie de Montréal et de HEC Montréal. Vous pouvez voir la liste de nos partenaires ici. Pour ce qui est de l’équipe, nous vous présenterons les membres de l’équipe dans un prochain billet.

 

 

Pourquoi eValorix ?

 

Pour comprendre eValorix, je vais revenir brièvement sur la genèse du projet. Au cours des derniers mois et années, nous nous sommes rendus compte que la commercialisation de la recherche ou valorisation de la recherche comme nous l’appelons communément au Québec, était très axée sur les technologies brevetables à fort potentiel commercial. Le modèle est alors de trouver des licenciés potentiels qui investissent dans la maturation de la technologie. L’autre alternative et de créer des start-up ou spin-off  avec la technologie en question. Néanmoins, plusieurs résultats de recherche ne rentrent pas dans ce moule de la valorisation traditionnel. De nombreux chercheurs ont mis sur pieds de nombreux produits en tout genre comme par exemple, des logiciels, des méthodologies, des livres numériques, des études de cas (voir notre catégorie études de cas), des protocoles, des rapports, etc. Cependant, il manquait jusqu’alors un véhicule permettant de proposer et de regrouper tous ces produits à la vente directe à la fois aux entreprises, au grand public et au milieu universitaire. On en parle également dans le Flash recherche Automne 2012, vol 4 de HEC Montréal à la page 5 du PDF (cliquez ici pour ouvrir le pdf de l’article).

 

Pour résumer, on peut dire que notre mission est de promouvoir, vendre et rendre disponible les innovations, inventions et produits développés par des experts reconnus dans des domaines de recherche.

 

 

Comment ?

 

Notre volonté est de rendre disponible facilement et immédiatement les produits issus de la recherche prêt à être commercialiser dans différents domaines de recherche : gestion, santé, sciences et génie, pédagogie, recherche et développement, sciences humaines.

 

 

Un exemple concret de produit disponible?

 

Pourquoi ne pas parler d’un exemple concret de produits actuellement disponibles sur eValorix, Vous êtes professeur? Vous êtes gestionnaire ou consultant? Vous souhaitez stimuler vos étudiants/votre équipe en les confrontant à des problématiques de gestion réelles ou fictives afin de leur permettre de développer des compétences en analyse et résolution de problèmes? Découvrez nos études de cas.

 

 

Et la section Blogue dans tout ca ?

 

À travers notre blogue fait maison, nous voulons, à partir d’aujourd’hui, vous proposez plusieurs billets/articles autour des thématiques suivantes :

 

–       Les dernières nouvelles d’eValorix (notre vision, nos partenariats, nos produits, etc.)

 

–       Les dernières tendances en matière de recherche (état des connaissances, entrevues d’experts, etc.)

 

–       Une veille sur les dernières technologies les plus hots à travers le monde

 

N’hésitez pas à nous faire des suggestions de rubriques ou de sujets qui vous paraissent pertinents.

 

 

Bref le début d’une aventure… avec votre aide !

 

Pour finir, j’aimerai mentionner que la mise en ligne d’eValorix ne fait que marquer le début d’une grande aventure, une aventure où, dans les jours, semaines et mois à venir, nous vous proposerons toujours plus de produits de qualité dans différents domaines. Afin de nous aider à répondre du mieux possible à vos besoins et à améliorer la qualité du site ainsi que de la section Actualités, nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires (dans la fenêtre ci-dessous) ou à envoyer un courriel à info@evalorix.com.

 

Encore une fois, bienvenue sur evalorix.com

 

 

Nicolas